Connaître les besoins énergétiques nécessaires à une population et de surcroît à un individu est essentiel à une perte de poids adaptée. En effet, le juste apport calorique correspondant à l’énergie nécessaire à nos fonctions corporelles de base (taux métabolique basal) et à la quantité d’énergie…
Diminuer l’apport calorique pour perdre du poids
Connaître les besoins énergétiques nécessaires à une population et de surcroît à un individu est essentiel à une perte de poids adaptée.
En effet, le juste apport calorique couvre l’énergie nécessaire à nos fonctions corporelles de base (taux métabolique basal) et la quantité d’énergie que nous dépensons en moyenne par jour pour toutes nos activités physiques. Cet équilibre permet d’atteindre progressivement un poids santé.
Nul besoin de se ruer vers le nouveau régime à la mode. Rappelons que 95% des régimes sont voués à l’échec. Exception faite bien évidemment pour le compte bancaire de ces fameux gourous de la diète moderne !
Les besoins caloriques réels
Dans nos sociétés occidentales, une grande partie des adultes présente un surpoids. À titre d’exemple, au Royaume-Uni, 60% des adultes souffre de surpoids ou d’obésité. Il existe donc une nécessité urgente de réduire l’apport énergétique quotidien de cette population pour lui permettre d’atteindre un poids sain et la meilleure santé possible sur le long cours.
Quand votre objectif est de perdre quelques kilos, gardez bien à l’esprit que les besoins énergétiques moyens pour un adulte s’établissent à 2079 kcal/j pour les femmes et 2605 kcal/j pour les hommes.
La diminution calorique est la seule manière de perdre du poids progressivement ! Le régime santé miracle n’existe pas. Même si la qualité des aliments reste primordiale à une bonne santé, il convient toujours de s’alimenter sainement dans un objectif de perte de poids.
Dans un objectif de diminution calorique, les valeurs de l’étiquetage européen — 2000 calories par jour pour les femmes et 2500 pour les hommes — restent des repères utiles et vont dans le bon sens.
Une exception concerne les femmes enceintes déjà en surpoids en début de grossesse. La perte de poids pendant la grossesse peut nuire au développement de l’enfant. Le ministère de la santé anglais recommande donc de ne pas baser les besoins énergétiques sur un poids santé (IMC entre 18,5 et 24,9 kg/m²). Pour les femmes qui allaitent, il préconise une augmentation de 330 kcal/j durant les 6 premiers mois de lactation et d’environ 200 kcal/j durant les 3 derniers mois de grossesse.
Activité physique et bilan énergétique
De nombreuses études scientifiques établissent des preuves cohérentes entre l’activité physique et la réduction du risque de maladies chroniques et inflammatoires. Parmi elles : les maladies coronariennes, les accidents vasculaires cérébraux et le diabète de type 2.
L’activité physique contribue à un bon équilibre entre l’apport énergétique et les dépenses caloriques chez les personnes obèses. Bouger réduit ainsi le risque que les dépenses d’énergie quotidiennes restent inférieures à l’apport énergétique chez les personnes en surpoids.
Le sport, pratiqué correctement, réduit la prévalence du surpoids et de l’obésité. Il influence positivement le bilan énergétique. Les personnes en surpoids brûlent ainsi plus d’énergie qu’elles n’en consomment. Elles perdent donc du poids progressivement et régulièrement grâce à un bilan énergétique négatif.
Ce bilan énergétique négatif peut résulter de trois approches : réduire l’énergie consommée (moins de calories), augmenter l’énergie dépensée (plus d’activité physique), ou combiner les deux.
Réduire les calories en pratique
Concrètement, la plupart des gens devront simultanément réduire leur consommation d’énergie pour perdre du poids. En effet, il peut s’avérer difficile de pratiquer suffisamment d’activité physique pour maigrir sans agir sur l’alimentation.
Par ailleurs, l’activité physique corrélée à une diète équilibrée présente un deuxième avantage indéniable : elle aide à préserver la masse musculaire lors de la perte de poids. Ses nombreux bienfaits sur la santé s’ajoutent à cet avantage que nous connaissons tous.
Réflexion finale :

Les aliments transformés nuisent à la santé et représentent une cause essentielle de l’explosion des maladies chroniques et inflammatoires dans le monde occidental. Par ailleurs, une simple réduction de 100 kcal/j dans l’alimentation quotidienne aiderait à ralentir l’augmentation de la prévalence de l’obésité.

