Une résine noire qui suinte des roches de l’Himalaya à plus de 5 000 mètres d’altitude, utilisée depuis des siècles dans la médecine ayurvédique, et qui s’est retrouvée en quelques années dans les sacs de sport. Le shilajit intrigue autant qu’il fait sourire. Pourtant, derrière le folklore, plusieurs essais cliniques ont mesuré des choses précises chez des sportifs. Voici ce qu’ils ont trouvé, sans plus ni moins.

Résine brute de shilajit de l’Himalaya, texture et couleur caractéristiques du produit pur.
Ce que contient réellement la résine
Le shilajit est le produit de la décomposition lente, sur des siècles, de végétaux et de micro-organismes emprisonnés dans la roche. Il en résulte une matière riche en acide fulvique, qui représente souvent plus de la moitié d’un extrait standardisé, en dibenzo-alpha-pyrones, des molécules impliquées dans le transport d’électrons au sein des mitochondries, ainsi qu’en une large palette de minéraux à l’état de traces. C’est cette combinaison qui a orienté les chercheurs vers l’énergie cellulaire et la récupération.
L’étude qui a tout déclenché chez les sportifs
En 2019, Keller et ses collègues ont publié dans le Journal of the International Society of Sports Nutrition un essai randomisé contre placebo mené sur 63 hommes actifs. Pendant huit semaines, les participants ont reçu 250 ou 500 milligrammes quotidiens d’un extrait purifié de shilajit, puis ont été soumis à un protocole de fatigue musculaire intense. Résultat : le groupe à 500 milligrammes a conservé une part significativement plus élevée de sa force maximale après l’effort fatigant, là où le groupe placebo décrochait nettement.
Plus intéressant encore pour la récupération, les chercheurs ont mesuré une baisse du taux sérique d’hydroxyproline, un marqueur de la dégradation du collagène dans les tissus conjonctifs. Autrement dit, les tendons et les structures de soutien semblaient moins sollicités par l’effort, ou mieux préservés.
Le muscle et ses tissus de soutien
Cette piste du collagène rejoint un travail antérieur de Das et de son équipe, publié en 2016 dans le Journal of Medicinal Food. En analysant le transcriptome du muscle squelettique de volontaires supplémentés pendant huit semaines à 250 milligrammes deux fois par jour, puis soumis à un programme d’exercice, ils ont observé une activation des gènes liés à la matrice extracellulaire, dont ceux du collagène. Le muscle ne se limite pas à ses fibres contractiles : la qualité de son enveloppe conjonctive conditionne sa capacité à encaisser les charges et à se réparer.
Le versant hormonal
Deux essais indiens complètent le tableau. Pandit et ses collègues, dans Andrologia en 2016, ont suivi 96 hommes de 45 à 55 ans pendant 90 jours à 250 milligrammes deux fois par jour : la testostérone totale, la testostérone libre et la DHEA-S ont augmenté de façon significative par rapport au placebo. Biswas avait rapporté en 2010, chez des hommes présentant un déficit de fertilité, une hausse de la testostérone et de la qualité du sperme après la même durée. Ces données concernent des populations spécifiques et ne se transposent pas mécaniquement à un athlète de 25 ans en pleine santé, mais elles expliquent l’intérêt du produit pour les pratiquants de plus de 40 ans.
Le vrai enjeu : la qualité de ce que l’on achète
Toutes les études citées portent sur des extraits purifiés et titrés. C’est le point que les sportifs négligent le plus. Un shilajit brut, prélevé et vendu sans traitement, peut contenir des métaux lourds, arsenic, plomb ou mercure, à des niveaux problématiques : plusieurs analyses de produits vendus en ligne l’ont montré. Les critères qui comptent sont donc la purification, un certificat d’analyse des métaux lourds disponible, et une teneur en acide fulvique indiquée. Le shilajit de l’Himalaya Nutrition•pro coche ces trois cases, en résine pure récoltée à plus de 5 100 mètres, purifiée et analysée par lot. La marque le propose aussi sous la forme Primavie®, l’extrait standardisé utilisé dans la majorité des essais cliniques.
En pratique pour le sportif
Les doses efficaces dans les études se situent entre 250 et 500 milligrammes d’extrait par jour, sur huit à douze semaines. La résine se dose à la taille d’un grain de riz, se dissout dans une boisson chaude, et se prend de préférence le matin ou avant l’entraînement, son goût terreux ne plaisant pas à tout le monde. Les effets mesurés dans les essais apparaissent après plusieurs semaines de prise régulière, pas en une séance.
Côté précautions : le shilajit est déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement, et sa richesse en fer impose la prudence aux personnes atteintes d’hémochromatose. Quelques cas d’élévation de l’acide urique ayant été rapportés, les sujets sensibles à la goutte demanderont un avis médical. Comme pour tout complément, il accompagne un entraînement et un sommeil corrects, il ne les remplace pas.
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Article rédigé en partenariat avec Nutrition•pro.