Le syndrome métabolique et les troubles physiologiques qui en découlent représentent un enjeu de santé majeur. Quand nous avançons en âge, trois chiffres constituent de véritables baromètres de notre état de santé générale. Quand ils ne sont pas bons, ils peuvent influer sur le développement de différentes pathologies propres au syndrome métabolique.
Syndrome métabolique et troubles physiologiques
Le syndrome métabolique et les troubles physiologiques associés désignent la présence d’un ensemble de signes qui augmentent le risque de diabète de type 2, de maladies cardiaques et d’accident vasculaire cérébral (AVC). On l’appelle également syndrome X.
Les trois chiffres à surveiller sont les taux de glucose (sucre) dans le sang, la pression sanguine et le taux de « bon » cholestérol (HDL). On peut également ajouter l’embonpoint abdominal. Le tour de taille ne doit pas dépasser 88 cm pour une femme et 101 cm pour un homme. On parle dans ce cas d’obésité abdominale.
À l’origine, le risque de survenue de ces signes physiologiques augmentait avec l’âge. Le diabète était autrefois appelé « diabète de l’adulte » car on ne l’observait que chez les adultes d’âge moyen. Malheureusement, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Chaque année, le diabète de type 1 progresse fortement pendant l’enfance. Le diabète de type 2 touche également des enfants dans un nombre croissant de pays. Le principal coupable : l’augmentation du taux d’obésité et de l’inactivité physique.
Heureusement, il est possible de traiter efficacement ces pathologies. Ces signaux physiologiques doivent être pris en charge rapidement et de manière intelligente, avec les bons outils. Ce qui fonctionne pour faire baisser un des chiffres a également un effet positif direct sur les deux autres. Pour en savoir plus sur la prévention par l’activité physique, consultez le site de l’Organisation Mondiale de la Santé.
Le cholestérol : ami ou ennemi
Le cholestérol est une graisse cireuse présente dans tout le corps. C’est la substance lipidique la plus abondante du monde animal et la plus importante d’un point de vue métabolique. 
Le cholestérol se transporte dans le plasma sanguin par deux lipoprotéines aux rôles bien différents : les lipoprotéines LDL (petite densité) et HDL (haute densité). C’est ainsi que l’on distingue le cholestérol-HDL et le cholestérol-LDL, les deux formant le cholestérol total. Quand des quantités excessives de mauvais cholestérol (LDL) se déposent sur les parois des artères, des plaques de graisse appelées athéromes se forment progressivement.
Le problème survient quand le taux de bon cholestérol (HDL) n’est pas assez élevé. Les lipoprotéines HDL récupèrent le cholestérol dans les organes qui en ont trop et le rapportent au foie où il s’élimine. Elles nettoient ainsi nos artères de tous les dépôts lipidiques de mauvaise qualité. Elles réduisent le risque de plaque athéromateuse, de crise cardiaque ou d’AVC. Ce sont de véritables garantes de notre santé cardio-vasculaire.
Le taux de cholestérol se fabrique dans le corps et reste étroitement lié à nos habitudes alimentaires. Les régimes riches en graisses saturées, à haute teneur en sucre, mais également le stress et notre patrimoine génétique contribuent à notre taux de cholestérol.
Notre objectif doit donc se tourner vers la réduction du cholestérol LDL tout en augmentant le cholestérol HDL.
Pour abaisser le cholestérol LDL
– Diminuer votre apport en graisses saturées,
– Arrêter de fumer, car la consommation régulière de tabac provoque une augmentation significative du taux de LDL,
– Perdre de la graisse abdominale et maintenir un poids sain,
– Mieux gérer le stress,
– Pratiquer une activité physique et/ou sportive régulière,
– Augmenter votre apport de fruits frais et oléagineux, riches en oligo-éléments et en antioxydants,
– Adopter une alimentation riche en fibres alimentaires,
– Favoriser les aliments riches en acides aminés, comme les poissons riches en oméga-3, le soja, l’huile de colza, les noix, les amandes ou encore les graines de lin.
Pour augmenter le cholestérol HDL
– Favoriser les activités de marche rapide ou de course à pied, avec une préférence pour les activités de cardio-training à haute intensité pendant 20 à 30 minutes, 3 à 4 fois par semaine,
– Augmenter votre apport en vitamine D,
– Consommer régulièrement quelques carrés de chocolat noir, du saumon, des baies et des œufs,
– Uniquement sur avis médical, vous pouvez prendre de la niacine (acide nicotinique), une forme de vitamine B très efficace pour augmenter les taux de HDL. Des études publiées sur PubMed confirment ses qualités protectrices sur le système cardiovasculaire.
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